PARAGE

(extrait)

 

 

Pays premier

 

Mon pays s’encheville aux antiennes ; mes joies s’enorgueillissent au vent clair des collines. Mon cœur s’emballe à l’eau frêle des ponts, pour un soleil.

 

Au bastingage, j’allume le ballant des âmes ; je salue sobrement les chaloupes. C’est l’irruption précise de l’illusion dans la charrette, le souper chaleureux de mes femmes.

 

L’allant syncopé de l’Afrique assouplit ma langue et mon ventre. J’ai l’artère rivée à sa gorge. Je prie lancinant sur ma chaise. Une corde usagée gomme la crudité du glas !