Capraia dolorosa

Poème écrit suite à un séjour sur l’île Toscane de Capraia

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Capraia dolorosa

Notre chemin est un chemin ébloui, à travers sels, rocs, bleus et verts mêlés. Nous portons nous-aussi des couronnes d’épines et nous caressons les barbaries.

Il appartient à chacun de glisser dans l’eau, atteindre les sommets, goûter les fruits et tous les sucs.

Je ne suis qu’un passant entre deux dates ; je ne veux ni ne sais les préciser. Alors j’emploie mon temps à dire, à voir, entre dates bien plus quotidiennes, quelques étapes.

J’écris, le bateau appareille ; je peux parler de tes rues, de tes maisons, de tes jardins, de l’implacable probité des ronces et des lézards, du soleil et des criques, du ciel nocturne ô combien plus complexe que les constellations, de mon amour pour celle qui m’a pris la main.

Douleur née du bonheur perdu, douleur à portée de vie, de quelques pas vers l’abandon de murs et de barreaux, de carrelages anciens, de cellules étroites avec un coin encore plus étroit pour des commodités presque injurieuses. Douleur d’être ébloui par ce qui fut malheur.

Au bout de notre chemin, en bas du vertige le bleu intense que je n’arrivais pas à quitter.

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