« Foutaisez-vous », dit Jean-Marc Proust !

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Et bien, non ! Pourquoi obéir simplement à cette injonction furax, fautive et novatrice ? Questionnons-nous plutôt sur ce souci coercitif, cette brutale adresse envers nous tous à aller nous faire foutre, peut-être, ou nous taire pour nos foutaises présumées, ce qui sans doute revient au même. « Foutaisons-nous ! », je le confirme, quant à moi, non !
Non, car l’agglomérat de mots, de formules, d’images « foutus » dans ce fichu recueil entraîne chez moi une sacrée jubilation.
Pas de ponctuation, de gros paquets de mots rangés, dérangés qui finissent par déranger, effectivement, et font sauter les limites de nos cases mentales, comme nous ne l’aurions jamais fait.
Poésie donc, puisque bien au-delà du déversement lexical, Jean-Marc Proust bouscule, avance, provoque, nettoie de fond en comble notre quotidien, notre actualité, nos références.
Je n’en dirai pas plus ; un tel ouvrage ne se décrit pas mais doit se prendre en pleine face comme toute injonction bien sentie.
Alors, « Foutaisez-vous, vous-mêmes ! »

Jean-Marc Proust, Foutaisez-vous, aux éditions Rafaêl de Surtis.

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