Joseph Delteil/Les Prisonniers de l’infini

DELTEIL Joseph, Les Prisonniers de l'infini, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 1994

Il fait chaud, plus chaud dehors que dans ma maison. Je fais trois pas dans le séjour, tire un livre mince de la bibliothèque, un Delteil, jamais lu, Les Prisonniers de l’infini. A la table du jardin, je découvre :

« L’Univers et l’imagination humaine ont suffisamment de ressources pour occuper toutes nos journées, de notre naissance à notre mort, supprimer notre ennui et nous permettre de vivre »  ;  « Notre vie dépend de notre force. Toutes les vies exemplaires, si contradictoires qu’elles soient, se rejoignent en un point commun qui n’est ni le bien, ni le mal, ni le moral, ni l’immoral, ni le beau, ni le laid, ni aucune de ces valeurs sur lesquelles on peut faire d’expresses réserves, valeurs qui n’en ont qu’une minute, un jour, une année, un siècle, ou une éternité que, justement par la puissance des hommes qui les ont affirmées- mais la formidable force qui les a dirigées. » ;

« […] la poésie est l’expression rigoureuse, simple, directe, mathématique, et toujours individuelle, de la réalité : cette réalité prodigieuse, mouvante et émouvante qui, sous le jeu des apparences, reste invisible au regard habituel des hommes. » ;

« Dans cette communion qu’est la perception du monde extérieur, [l’esprit] trouve rajeunissement et force, […] absorbe, dans le monde réel, une nourriture nécessaire à son existence et la transforme selon sa puissance créatrice. » ;

« Tout est magnifique. La Terre tourne. Et, dans le ciel, on ne peut pas compter les étoiles. ».

Et je reste sans voix sur le moment. Rencontrer l’évidence, croiser un frère, lire ce que l’on sait car on le sent. Cela par hasard, en quelques minutes d’étonnement…

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