Sus lei piadas de l’Absenta/Sur les Pas de l’Absente, par Matthieu Poitavin

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Beau livre que celui de Matthieu Poitavin, livre de mots en courts textes d’Oc et d’Oïl, poèmes peut-être, écrits à l’occasion d’une halte ferroviaire imprévue à Nîmes lors d’un trajet banal vers Orange, la ville, que l’on suppose ville de tous les jours, alors que Nîmes… L’anecdote, réelle ou fictive, ouvre sur un retour au pays natal, le pays familial, le pays du mas de l’enfance, le pays de la langue mère, l’occitan, épousée après l’adolescence.

Il y a les mots de Matthieu Poitavin, il y a aussi les photographies noir et blanc de Stéphane Barbier; photographies de petites zones de clarté, de lumière, au sein du noir très noir. Lumière qui comme le texte agit par bribes, parcelles signifiantes d’un tout qui se dit pudiquement, pourtant totalement.

Matthieu Poitavin, lors du vernissage de l'exposition Sus lei Piadas de l'Absenta, à la librairie l'Orange bleue d'Orange

Matthieu Poitavin, lors du vernissage de l’exposition Sus lei Piadas de l’Absenta, à la librairie l’Orange bleue d’Orange

je me souviens, moi-même, de ce patois que parlaient mes grands-parents et leurs amis entre eux, ici dans le Comtat, là-bas à Minerve; ils l’appelaient ainsi, le Patois. Je les comprenais ; je n’ai jamais parlé leur langue, quelques expressions, c’est tout, c’est très peu. J’aime parfois saluer en fin de courrier un ami, d' »adesias », et ça s’arrête là.
Alors, je dis merci à Matthieu Poitavin pour ce retour vers la langue mère, qu’il a su entreprendre à temps, et que j’aime souligner ici, sur ses pas.

En commande ici :
http://www.editions.atelierbaie.fr/beaux-livres/79-sus-lei-piadas-de-l-absenta-9782919208395.html

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